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06/04/25 09:40
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Semaine6
De l'influence des rayons gamma sur le comportement des Idiots
Il s'agit d'une semaine "Glissements Progressifs du Plaisir"
La semaine comporte 18 questions.
Chaque question terminée - trouvée ou non - fait apparaître une nouvelle question.
La semaine 6 est terminée


score bêtisier
1
Quel court-métrage ?
3 pt.
2 pt.
1 pt.
La souriante Madame Beudet imdb
de Germaine Dulac (1923)

Germaine Dulac fait court et efficace dans ce film. Madame Beudet, femme d’un petit commerçant de province, a soif de liberté. Elle voudrait s’affranchir de son existence médiocre (l’indice 1). Tyrannisée par son mari, elle s’évade par le rêve. Dès qu’il est mécontent, M. Beudet harcèle son épouse d'un chantage odieux : il fait mine de se suicider avec un revolver non chargé. Un jour, son épouse place des balles dans le barillet… Adapté d’une pièce de théâtre d’avant-garde et considéré comme l’un des tout premiers films féministes (textuellement l’indice 2), le film conserve son acuité notamment grâce aux techniques cinématographiques utilisées : surimpressions, mouvements, décentrages (la question). Quand on pense que Germaine Dulac n’avait jamais été citée au grand jeu frcd …

Scalpaf
2
Quel film ?
3 pt.
2 pt.
1 pt.
Le père Noël a les yeux bleus imdb
de Jean Eustache (1966)

Faut-il rappeler combien c’est dommage que tous les films de Jean Eustache ne sortent pas en Dvd (une obscure histoire de droits bloque l’affaire).
Avant de réaliser son chef-d’œuvre, La Maman et la putain ; Eustache s’est fait la main sur quelques courts tel Le Père Noël a les yeux bleus. On ressent ici l’influence de La Nouvelle Vague (prise de son direct, tournage dans la rue et présence de Léaud) même si Eustache a fait son film loin de Paris ; en l’occurrence, Narbonne.
Daniel (Jean-Pierre Léaud, indice 2) accepte un job de Père Noël (indice 1) afin de se payer un duffle coat dans le but de séduire les filles. On trouve ici tout le savoir faire d’Eustache, à savoir des dialogues soignés, une certaine insouciance (le jeu de séduction) mais aussi un désenchantement propre au cinéaste bordelais (enfin de Pessac).
L’ironie est mordante : Daniel arrive à séduire et à peloter les filles que lorsqu’il est caché sous son costume de Père Noël. Par ailleurs ce désenchantement est contenu dans l’errance sans but qui caractérise cette jeunesse qui finira les fêtes de fin d’année au bordel.

Clark
3
Quel film ?
3 pt.
2 pt.
1 pt.
Whisky imdb
de Juan Pablo Rebella & Pablo Stoll (2004)

Commentaire à venir.

Doctor Slump
4
Qui est-ce ?
3 pt.
2 pt.
1 pt.
Saul Bass imdb

Lylah Clare
5
Quel film ?
3 pt.
2 pt.
1 pt.
3 H 10 pour Yuma (3:10 to Yuma) imdb
de Delmer Daves (1957)

3h10 pour Yuma est un western un peu atypique où l'action est intérieure (et intériorisée) et où le seul combat à mener est un combat contre le temps; les chevauchées et les grands espaces laissant la place à une attente interminable dans un espace réduit. En cela le film s'inscrit dans la lignée du Gunfighter de Henry King ou de High Noon de Zinnemann.
Delmer Daves - réalisateur du très humaniste La Flèche brisée - révèle ici une autre facette de sa sensibilité. Ce qui est enthousiasmant chez Delmer Daves, c'est qu'il donne la chance à ses personnages d'évoluer. Il en va d'une certaine philosophie "culturelle" de l'être humain. Le film est dominé par la rencontre "conflictuelle" entre un fermier (Dan Evans joué par Van Heflin) au bord de la ruine à cause de la sécheresse - et le chef (Ben Wade joué par Glenn Ford) d'une bande de brigands (l'indice 1). C'est le point de jonction de deux mythologies rivales de la conquête de l'Ouest - le brigand nomade et le rancher sédentaire (dualité qu'on peut aussi retrouver dans le magnifique Missouri Breaks de Arthur Penn à travers la trajectoire de Tom Logan joué par Nicholson). D'abord opposés, le scénario réunit les deux personnages - le fermier doit livrer le criminel à la justice -, et leur donne la possibilité de se comprendre (de se démystifier) au cours de la longue attente du train pour Yuma qui les réunit dans une chambre d'hôtel (l'indice 2). Ils seront réunis dans le train (le train de l'Histoire ? - la question) sous une pluie régénérante symbole d'une fertilité renouvelée. Les personnages féminins - tenus par Leora Dana et Felicia Farr -, fins et assumés, constituent tout autant des alternatives aux représentations habituelles du western (femmes fortes, institutrice, prostituée ou femme au foyer), témoignant encore de la sensibilité unique de Delmer Daves dans ce film. En tout point remarquable.

Scalpaf
6
Quel film ?
3 pt.
*
2 pt.
1 pt.
* format IMDb 1.85:1
La chute d'un caïd (The Rise And Fall Of Legs Diamond) imdb
de Budd Boetticher (1960)

Dans le documentaire Boettticher Rides Again tiré de l’excellente collection « Cinéastes de notre temps » ; Budd Boetticher s’insurge : il regrette de n’être connu que pour avoir réalisé des westerns, alors qu’il s’est confronté à pas mal de genres.
Ici, Boetticher s’attaque au film noir. The rise and fall of Legs Diamonds (prenons le titre anglais, plus évocateur) raconte donc l’ascension d’une petite frappe qui veut devenir un gros caïd (plus dur sera la chute). A travers cette histoire, on retrouve le style nerveux et épuré de Boetticher ; celui-ci n’hésite pas à faire de grandes ellipses au sein de son récit afin de faire ressentir au spectateur tout le machiavélisme de son personnage principal.
Boetticher s’intéresse avant tout à son héros. Séducteur, charmeur (son surnom de« legs » vient de sa passion pour la danse) mais surtout calculateur. On suit donc toutes les pérégrinations de ce personnage attachant prêt à tout pour parvenir à ses fins avec un aplomb étonnant (Legs Diamonds est persuadé qu’il ne peut pas être tué). Mais, le gangster a aussi ses faiblesses : les femmes (thème classique dans un film noir) mais, surtout, son talon d’Achille est son frère malade, double inversé du héros.
Ray Danton (indice1 et 2) incarne avec classe le beau bandit et l’immense Warren Oates interprète le frère chétif.
Un mot sur l’indice 1 qui montre Legs Diamonds et sa compagne dans une salle de cinéma en train de regarder les actualités (un reportage sur Al Capone). Cette séquence n’est pas sans rappeler le récent Public Enemies de Michael Mann.

Clark
7
Quel film ?
3 pt.
2 pt.
1 pt.
Y a-t-il un Français dans la salle? imdb
de Jean-Pierre Mocky (1982)

Tiré d'un roman de Frédéric Dard, "Y-a-t-il un français dans la salle ?" est probablement l'un des meilleurs films de Jean-Pierre Mocky (on peut lui préférer "Solo" ou "L'Albatros", tout aussi désenchantés, mais moins marqués par la misanthropie du cinéaste). Le récit démarre en mars 1981 et dresse — à travers plusieurs histoires liées entre elles — un tableau hallucinant des derniers jours de la société giscardienne. Le personnage central est un baron de la droite rampante, Horace Tumelat (Victor Lanoux, impressionnant et méconnaissable), au passé trouble — il a dénoncé des juifs sous l'occupation — et revenu de tout idéal politique. Tumelat va pourtant connaître un regain d'idéalisme à travers deux rencontres : il tombe amoureux d'une fille de cheminot, de vingt ans sa cadette (Marion Peterson, les deux comédiens sont réunis dans le premier indice) et découvre la présence d'un maître-chanteur, Jean-Marie (Jacques Dufilho, deuxième indice), séquestré dans le grenier de son oncle. Cette intrigue ne constitue que l'un des fils narratifs du scénario, lequel est d'abord prétexte à faire défiler une galerie de personnages hors-normes : une veuve solitaire entourée de ses chats (Jacqueline Maillan), un flic pervers et bisexuel (Jean-François Stévenin), une attachée parlementaire jalouse et frustrée (Dominique Lavanant) ou encore un photographe sans âme, prêt à tous mauvais coups (Jacques Dutronc, question). Jean-Pierre Mocky ne recule devant rien et pousse certaines situations jusqu'au malaise. On est libre de ne pas adhérer au pessimisme mockyen, mais force est de reconnaître que cet esprit de subversion a quasiment disparu du cinéma actuel. A quand le "Y-a-t-il un français..." des années Sarkozy ?

Mrs Muir & Prince Mishkin
8
Quel film ?
3 pt.
2 pt.
1 pt.
Ipcress - danger immédiat (The Ipcress File) imdb
de Sidney J. Furie (1965)

Scalpaf
9
Quel film ?
3 pt.
2 pt.
1 pt.
A guide to recognizing your saints imdb
de Dito Montiel (2006)

Commentaire à venir.

Doctor Slump
10
Quel film ?
3 pt.
2 pt.
1 pt.
Un flic imdb
de Jean-Pierre-Melville (1972)

Mrs Muir
11
Quel film ?
3 pt.
2 pt.
1 pt.
Six degrés de Séparation (Six Degrees of Separation) imdb
de Fred Schepisi (1993)

Bien qu'il soit tiré d'une pièce de théâtre, "Six Degrees of Separation" est un immense film de cinéma, une comédie fine et élégante digne des meilleurs Mankiewicz. L'histoire met en scène un couple d'antiquaires new-yorkais (Stockard Channing et Donald Sutherland) qui, un soir, voient débarquer chez eux un séduisant inconnu, Paul (Will Smith), lequel prétend être le fils de l'acteur Sidney Poitier (les 3 comédiens sont réunis dans l'indice n° 2). Satire de la haute société new-yorkaise, "Six Degrees" livre également une belle réflexion sur le vrai et le faux, digne du "Gatsby" de Scott Fitzgerald. Le récit tourne autour d'un tableau à deux faces de Kandinsky alternant "ordre" et "chaos" (indice n° 1) et évoque un épisode crucial ayant eu lieu dans la chapelle sixtine (image de référence). Il faut saluer au passage, la grande subtilité du réalisateur Fred Schepisi — on lui doit une jolie version de "Cyrano de Bergerac" avec Steve Martin —, qui adapte le matériel théâtral de John Guare avec beaucoup d'intelligence. Un mot enfin sur les comédiens — Will Smith, Donald Sutherland, Ian McKellen, Heather Graham — tous excellents, avec une mentions spéciale pour l'extraordinaire Stockard Channing, dont le personnage de grande bourgeoise désinvolte gagne progressivement en gravité et en émotion.

Prince Mishkin
12
Quel film ?
3 pt.
2 pt.
1 pt.
Un mauvais fils imdb
de Claude Sautet (1980)

Claude Sautet a été catalogué dans les années 70 comme LE cinéaste de la classe moyenne quarantenaire de l’ère Pompidou-Giscard. Avec « Un mauvais fils », datant de 1980, il explore un milieu qui lui est moins familier, avec la même finesse. Bruno revient au domicile de son père ouvrier après un séjour en prison pour usage de stupéfiants. Il n’est pas accueilli à bras ouverts, son père lui reprochant d’avoir provoqué la mort de sa mère. Après plusieurs petits boulots de manutentionnaire, il est embauché dans une librairie où il rencontre une ex-junkie… On retrouve la petite musique de Sautet, son amour des personnages qui, même peu sympathiques, ne sont jamais monolithiques. Le film débute dans le milieu ouvrier, puis la découverte par Bruno du milieu intellectuel de la librairie, véritable choc des cultures, réserve une part de comédie. Les dialogues sont très justes et servis par une pléiade d’acteurs tous excellents. Mention spéciale à Jacques Dufilho en libraire faussement superficiel (indice 1) et à Claire Maurier, en « amie de la famille », femme encore belle mais pressée par le temps qui passe tès vite. Dans les rôles centraux, Patrick Dewaere, écorché, irremplaçable, nous amuse et nous bouleverse, face à Yves Robert, rigide et taciturne, muré dans le blindage qu’il s’est forgé et qui empêche toute communication avec autrui. Deux blocs de souffrance qui ne se comprennent pas et s’affrontent. Malgré tout, la fin est ouverte … Un film admirable, filmé à hauteur d’homme.

Lylah Clare
13
Quel film ?
3 pt.
2 pt.
1 pt.
Une nana au poil (The hot chick) imdb
de Tom Brady (2002)

Rob Schneider deuxième !
Bon, autant dévoiler le secret de certains Idiots (Clark, Mrs Muir, bibi), on adore ce comique américain distribué en France à la va-comme-je-te-pousse et considéré comme un summum de lourdeur.
The Hot Chick (in english) reprend l’argument du formidable Switch de Blake Edwards, soit un homme dans un corps de femme ici adjoint de son inverse puisqu’une pimbêche ado se retrouve dans la peau d’un blaireau cambrioleur. Bien évidemment, beaucoup de gags tournent autour de la ceinture, si possible en dessous (voir la question) avec parfois un goût du slow-burning assez osé (la scène interminable des toilettes). C’est néanmoins l’occasion d’admirer l’abattage de Schneider - qui contrairement à ce que l’on peut penser n’en fait jamais trop (la déclaration de l’indice 2). Après avoir proposé les films les plus tristes du monde, lâchons nous avec Une Nana au Poil, cette franche rigolade (un must, la réplique sublime : « Father Mulcahy ? » à laquelle vous avez échappé en question et que vous comprendrez en découvrant le film). C’est même – et presque tout Schneider en général – un parfait contrepoison aux productions Apatow portées aux nues depuis deux-trois ans, alors que ces films piteusement obscènes, conformistes en diable et visqueux de sentimentalité offrent une parfaite définition de la vulgarité. En deux mots, Schneider, oui ! Apatow, non !

Xtof

Xtof
14
Quel film ?
3 pt.
2 pt.
1 pt.
Cent Dollars pour un Shérif (True Grit) imdb
de Henry Hathaway (1969)

La fin de carrière de John Wayne est dédaignée des cinéphiles pour au moins deux raisons : le déclin du western classique face à la montée de son homologue italien, et — surtout — la paresse de l'acteur qui, devenu chantre des valeurs américaines les plus rétrogrades, semble avoir abandonné toute ambition cinématographique dès le milieu des années 60. Ce constat lapidaire mérite d'être nuancé. Malgré une fin de parcours décevante, on trouve quand même plusieurs œuvres personnelles parmi ses derniers films : le très réactionnaire "The Cowboys" de Mark Rydell et "True Grit", beau western mélancolique de henry Hathaway (auteur du magnifique "Garden of Evil"). John Wayne y incarne Rooster Cogburn, shérif alcoolique et vieillissant qui, parti traquer une bande de hors-la-loi, se voit accompagné d'un bellâtre texan (le chanteur country Glenn Campbell) et d'une teigne de seize ans qui a juré de venger la mort de son père (l'extraordinaire Kim Darby, en compagnie de Wayne dans l'indice n° 2). "True Grit", à la différence des nullités tournées par Andrew V. McLaglen, ne prétend pas ressusciter un genre moribond. Malgré l'humour et les scènes d'action — dont un suspense très réussi dans une fosse aux serpents (image de référence) —, le film dégage une ambiance élégiaque qui rappelle "Ride the High Country". On signalera enfin l'emploi d'acteurs emblématiques des années 70 — Dennis Hopper, Robert Duvall (indice n° 1) — qui, par leur présence, annoncent le désenchantement de la décennie suivante.

Prince Mishkin
15
Quel film ?
3 pt.
2 pt.
1 pt.
Comme un juif en France imdb
de Yves Jeuland (2007)

Mrs Muir
16
Quel film ?
3 pt.
2 pt.
1 pt.
Bartleby imdb
de Maurice Ronet (1976)

Pauvre Maurice Ronet récemment confondu avec Paul Gégauff par un joueur qui le trouvait vieilli alors que le malheureux mourut alcoolique avant 60 ans ! Acteur à l’occasion génial – chez Chabrol en amant un brin cauteleux, chez Malle en épave suicidaire, rôle hélas prémonitoire – Ronet s’illustra plus secrètement dans la mise en scène avec ce Bartleby qui nous intéresse (moi, en tout cas). Bartleby, késako ?, s’exclame le lecteur analphabète. Tout simplement une adaptation d’une nouvelle d’Herman Melville quasiment fondatrice d’une certaine modernité en littérature. Transposée dans le quartier de la Bourse où Clark et moi-même trimons (le quartier, pas la Bourse), cette histoire cocasse, terrible et folle d’un clerc de notaire refusant le travail et se laissant mourir est sagement réduite à quelques décors et à une distribution exemplaire menée par l’immense Michael Lonsdale - l’un de nos trésors nationaux - et le peu connu Maxence Mailfort. D’une discrétion insigne, la réalisation de Ronet prend de la hauteur avec la scène finale (question et indice 2) où la trajectoire absurde de Bartleby se confond avec la destinée de n’importe quel homme. « Je préfèrerai ne pas. ». Ben, trop tard !

Xtof

Xtof
17
Quel film ?
3 pt.
2 pt.
1 pt.
Les Berkman se séparent (The squid and the whale) imdb
de Noah Baumbach (2005)

Commentaire à venir.

Doctor Slump
18
Quel film ?
3 pt.
2 pt.
1 pt.
La maison dans l'ombre (On Dangerous Ground) imdb
de Nicholas Ray (1952)

Comme tous les films de Nicholas Ray, « On Dangerous Groud » est foutraque, bancal, chaotique. Bien que méconnu, il est magnifique. Jim Wilson (Robert Ryan, beau comme un camion) campe un flic violent, q’une bavure dans l’exercice de ses fonctions va contraindre à se mettre au vert, ou plutôt au blanc, car il est envoyé dans les montagnes enneigées afin de retrouver le meurtrier d’une jeune fille. Là, il rencontre une aveugle, qui est la soeur du garçon recherché.
Ce film est stylistiquement assez déroutant : commençant dans un rythme haletant de film noir où même les scènes en extérieur dégagent un sentiment de claustrophobie, il se poursuit dans les grands espaces enneigés et on évolue alors presque dans un western… La deuxième partie marque aussi un basculement d’une autre nature. La rencontre du flic et de l’aveugle (Ida Lupino) vivant dans une maison isolée, donne lieu à des scènes intenses. Réceptive aux moindres sensations que lui délivrent l’ouïe, le toucher, l’odorat, elle est la seule à ne pas avoir d’idées préconçues et de préjugés. Elle « observe » et questionne, de façon parfois dérangeante, le héros. Ida Lupino traduit parfaitement le frémissement et le déchirement entre désir d’accorder sa confiance – et sa chance - à cet inconnu, et panique paralysante. Le film est en outre porté par une remarquable partition de Bernard Herrmann (qui n’a hélas pas inspiré beaucoup de joueurs). A découvrir.

Lylah Clare
à Kronos...