titre gauche titre droit
03/04/25 21:01
Aucun organisateur en ligne
Semaine7
Idiot malgré lui
Il s'agit d'une semaine "Fantôme de la liberté"
La semaine 7 est terminée


score bêtisier
1
Quel film ?
3 pt.
2 pt.
1 pt.
Accords et désaccords (Sweet and lowdown) imdb
de Woody Allen (1999)

Commentaire à venir.

Doctor Slump
2
Quel film ?
3 pt.
2 pt.
1 pt.
Grands soirs & petits matins imdb
de William Klein (1978)

Mrs Muir
3
Quel film ?
3 pt.
*
2 pt.
1 pt.
* Format annoncé en 1.85 sur Imdb
Mean Streets imdb
de Martin Scorsese (1973)

Mrs Muir
4
Quel film ?
3 pt.
2 pt.
1 pt.
Casque d'or imdb
de Jacques Becker (1952)

Est-il nécessaire de présenter "Casque d'or" ? Oui, si l'on estime qu'il y a un film derrière le "grand classique" et que ce film, revu récemment, n'a rien perdu de sa beauté. Loin du pittoresque et des bons mots d'une certaine qualité française, "Casque d'or" se rattache davantage au cinéma de genre américain — western, film noir —, cinéma que Jacques Becker admirait et dont il a discrètement importé les codes. Récit des amours contrariées d'une prostituée et d'un artisan (mauvais garçon repenti), "Casque d'or" se mue en tragédie à la suite d'un duel au couteau (image de référence). Sans avoir forcément vu le film, tout le monde connaît le couple formé par Casque d'or et Manda : elle (Simone Signoret), fille des faubourgs, indépendante et volontaire ; lui (Serge Reggiani), prolétaire émouvant de dignité et de retenue (le deux comédiens sont réunis dans le deuxième indice). La richesse de "Casque d'or" tient également à ses personnages secondaires et à l'attention qui leur est consacrée: on retiendra notamment Raymond Bussières et Claude Dauphin (réunis dans le 1er indice), incarnant respectivement le camarade loyal et le salaud sans scrupules. A des années-lumière de l'académisme vilipendé par François Truffaut — qui admirait Becker —, "Casque d'or" est un chef-d'œuvre à (re)découvrir d'urgence.

Prince et Princesse Mishkin
5
Quel film ?
3 pt.
2 pt.
1 pt.
7h58 ce samedi-là (Before the Devil Knows You're Dead) imdb
de Sidney Lumet (2007)

Voilà un film dur et étouffant. Histoire d'une descente aux enfers irrémédiable et insoutenable, mais aussi parabole sur la marmite d'une famille qui, à trop la couvrir, finit par exploser à la figure. Cela s'appelle "cuire à l'étouffer" !
Lumet ne laisse aucun moment de répit au spectateur via notamment un montage puzzle où les perceptions et connaissances parcellaires des différents personnages viennent compléter la compréhension des évènements.
Le spectateur fait partie du jeu, et par recoupement il comprend même les choses avant qu'elles ne soient explicitées à l'écran. Mécanique bien huilée du thriller, le film se dote en plus d'une dimension psychologique effroyable, nous mettant au cœur de tensions relationnelles multiples et croisées … Pour servir l’histoire de ce système familial impitoyable, une brochette d’acteurs très à leur avantage : Albert Finney est tout simplement « monstrueux » dans la peau tannée de ce père froid et intraitable (l’indice 1) ; Philip Seymour Hoffman et Ethan Hawke dans celles plus friables de deux frères si opposés mais si proches à la fois (l’indice 2). Mais que Diable …

Scalpaf
6
Quel film ?
3 pt.
2 pt.
1 pt.
Lucky star (Lucky star) imdb
de Frank Borzage (1929)

Lylah Clare
7
Quel film ?
3 pt.
*
2 pt.
1 pt.
* référencé comme épisode d'une série TV sur Imdb
Christine imdb
de Alan Clarke (1987)

Désolé pour la mauvaise qualité de la vidéo et de l’indice 1 ; mais je souhaitais absolument jouer ce film, afin de vous inciter à le voir (c’est aussi le but du jeu Frcd, non ?).
Découvert à L’Etrange festival grâce au cinéaste Gaspar Noè (il avait carte blanche cette année là) ; Christine est un véritable choc.
Christine est une jeune ado qui fournit de l’héroïne à ses camarades. Alan Clarke ne cherche pas à faire un film moralisateur sur la drogue et les jeunes ; au contraire, il utilise le même procédé qu’Elephant ; à savoir une caméra sur épaule qui suit sans relâche son personnage principal. On a l’impression d’assister à un documentaire réaliste sur la vie des jeunes en banlieue et de l’ennui qui découle de cette ambiance bourgeoise et feutrée où rien ne se passe.
A l’instar d’Elephant, Clarke utilise la répétition pour distiller le malaise chez le spectateur. Les scènes de shoots se superposent et sont d’un réalisme dérangeant, de même, les conversations de ces pré-ados sont d’une extrême vacuité (tous parlent de l’organisation d’une fête chez l’un d’eux).
Christine est un film glaçant et dérangeant à l’image de son dernier plan qui reste une des choses les plus fortes vu au cinéma.
Le film d’Alan Clarke a évidemment eu une répercussion sur le travail de Gus Van Sant ainsi que sur un autre Clark : Larry, grand admirateur du film.

Clark
8
Quel film ?
3 pt.
2 pt.
1 pt.
Un drôle de couple (The odd couple) imdb
de Gene Sacks (1968)

Commentaire à venir.

Doctor Slump
9
Quel film ?
3 pt.
2 pt.
1 pt.
La main sur la gueule imdb
de Arthur Harari (2007)

Horrible perversion de nos indices ! La ville en question, c’était Brive où naquit voilà 46 ans l’Idiot le plus comique (et même rémunéré pour ça de temps à autre, c’est pas à nous que ça arriverait…) La Main sur la Gueule est notre choc le plus récent en matière de jeune cinéma français. Une histoire de famille simplissime et pourtant opaque où le naturalisme apparent à la Pialat débouche sur une animalité peut-être encore plus coriace que chez le détestable Maurice – les hommes en chiens mal dans leurs niches, la femme comme une chatte à gros dos. Bellement écrit, âprement réalisé, La Main sur la Gueule se distingue aussi du tout-venant par une exceptionnelle direction d’acteurs (les trois de la question de gauche à droite :Christian Chaussex, Shanti Masud, Bruno Clairefond) et une vibration purement rock qui parcourt le film. D’obscurs problèmes techniques vous ont fait échapper à une question son avec la reprise épileptique du Twist Again par Bruno Clairefond, l’un des morceaux de bravoure de ce moyen-métrage. Arthur Harari travaille actuellement sur son premier long, on lui souhaite de le mener à bien très vite.

Xtof & Clark (cet être corrézien !)

PS : Clark qui lit très mal les jaquettes a d'abord mis la main sur ce film en croyant que c'était "La Main sur la Gaule" - il comptait même le proposer avec un certain Philippe B. Heureusement, tout est rentré dans l'ordre (Philippe B. est en hôpital de jour et ne tolère qu'une infirmière non-moustachue pour sa prise de température)

Xtof & Clark
10
Quel film ?
3 pt.
2 pt.
1 pt.
L'invraisemblable vérité (Beyond A Reasonable Doubt) imdb
de Fritz Lang (1956)

Dernier film réalisé par Lang en aux Etats-Unis ; Beyond a Reasonable Doubt fonctionne grâce à son scénario à multiples rebondissements et à la précision de la mise en scène du cinéaste allemand.
On retrouve ici le grand thème de Fritz Lang à savoir la culpabilité. Afin de dénoncer l’abus et la cruauté de la peine de mort et de contrer un procureur partisan de celle-ci (indice 1) ; un journaliste et son rédacteur en chef décident de monter une « affaire ». Tous deux fabriquent des preuves afin d’accuser le journaliste d’un crime et il est prévu qu’au dernier moment le rédacteur en chef viendra révéler la supercherie pour pointer du doigt l’absurdité du système judiciaire. Mais tout ne se passe pas comme prévu…
Je n’irai pas plus loin ; il faut laisser la surprise à ceux qui n’auraient pas encore vu le film.
Beyond a Reasonable Doubt est une machine implacable, difficile de ne pas être happé et touché par le sort de ce pauvre journaliste joué par l’impeccable Dana Andrews qui forme un beau couple avec la sublime Joan Fontaine (indice 2).

Clark
11
Quel film ?
3 pt.
2 pt.
1 pt.
Speed Racer imdb
de Andy Wachowski & Larry Wachowski (2008)

Finalement, il n’est pas si courant que ça de tomber sur un chef-d’œuvre incompris. Speed Racer des frères Wachowski en est un de la plus belle eau. Massacré et sacrifié par les horribles frères Weinstein (lire à leur sujet le livre passionnant de Peter Biskind, putassièrement traduit en français par Sexe, Mensonges et Hollywood), c’est un vrai-faux film pour enfants dont la direction artistique se trouve être probablement la plus belle, innovante et couillue-sauvage de la décennie. Jamais, au grand jamais, on n’avait pensé s’extasier sur un de ces films numériques condamnés le plus souvent à une photographie bleu-marine à la Harry Potter. Et pourtant, on a été bluffé comme rarement. C’est qu’ici le numérique est l’occasion d’inventer, de jouer avec la ligne, les volumes et les couleurs pop comme toute une gamme Haribo sur un millénaire. Récit familial con-con qui va confiner au touchant avec acteurs rajeunis sans Botox (l’étrange couple Sarandon-Goodman), Speed Racer conjure pas mal de choses sous ses apparences nigaudes (hum, le chimpanzé croquignolet !). C’est un film à l’air bébête et qui ne l’est pas - à l’opposé donc de tout ce qui se fait ici ou là (ai-je besoin de citer les 3/4 de la filmo du « grand » Clint, les 2/3 de l’œuvre du « sympathique » Woody A ?). Il est vrai que les Wachoswki ne crient pas partout qu’ils ont produit un jalon dans l’histoire du cinéma (ils ont déjà donné avec les deux derniers et effroyables Matrix R & R). En attendant, on recommande à 1000 % Speed Racer – ne serait-ce que pour le choc visuel – aux enfants (ils adorent) et aux adultes. On finit, pour donner envie, sur une comparaison qu’on fomente depuis le début de ce commentaire – à côté de Speed Racer, Danger Diabolik, c’est les Communiants de Bergman… Pas mal, non ?

Xtof et Clark (ce monstre libidineux !!!!)

Xtof & Clark
12
Quel film ?
3 pt.
2 pt.
1 pt.
Le cuisiner, le voleur, sa femme et son amant (The cook, the thief, his wife and her lover) imdb
de Peter Greenaway (1989)

Commentaire à venir.

Doctor Slump
13
Quel film ?
3 pt.
2 pt.
1 pt.
El Chuncho (Quien Sabe ? / A Bullet for the General) imdb
de Damiano Damiani (1966)

"N'achète pas de pain, achète de la dynamite" est la morale de ce western, très proche, dans l'esprit, des films engagés de Sergio Sollima ("Colorado", "Le dernier face-à-face") et Sergio Corbucci ("El Mercenario", "Compañeros"). En effet, sous prétexte de décrire l'ingérence US dans le contexte de la révolution mexicaine, Damiano Damiani dénonce l'intervention des États-Unis en Amérique latine et dans certains pays du tiers-monde. "El Chuncho" — également intitulé "A Bullet for the General" (image de référence) — ne se limite pas, cependant, à une habile parabole didactique. La force du film tient d'abord à la relation ambigüe qui lie les deux personnages principaux (réunis dans le deuxième indice) : d'un côté, El Chuncho, bandit extraverti et crasseux, au service de la révolution par cupidité (Gian Maria Volonte, égal à lui-même) ; de l'autre, Bill "Niño" Tate, tueur élégant et froid aux motivations scerètes (Lou Castel, fascinant). L'association de circonstance des deux hommes évolue en amitié, mais la trahison n'est jamais loin... Aux côtés des deux acteurs, on notera la présence de Klaus Kinski, en moine révolutionnaire exalté (!), et de Martine Beswick, transfuge de la Hammer et ravissante égérie du cinéma bis (indice n° 1).

Prince Mishkin
14
Quel film ?
3 pt.
2 pt.
1 pt.
Eating Raoul imdb
de Paul Bartel (1982)

Eating Raoul est une délicieuse comédie noire moderne à l'ironie grinçante, menée d'un ton pince-sans-rire et sans jamais tomber dans le mauvais goût, par le duo Mary Woronov (peu d'équipes l'ont reconnu sur l'indice 1) / Paul Bartel (lui-même, à table sur l'indice 2).
Mary Woronov – ex superstar de Andy Warhol – était déjà la Calamity Jane de La Course à la mort de l’an 2000 (1975) et a aussi joué sous la direction de Paul Bartel pour Cannonball ! (1976) et Scenes from the Class Struggle in Beverly Hills (1989).
Ou comment un couple plutôt ennuyeux et légèrement puritain – voir la scène croustillante de lit à part, elle avec ses peluches et lui avec une marotte en forme de bouteille de vin, car Paul est amateur de vin –, met en place un business erotico-macabre pour financer le restaurant dont il rêve. Titillés par leurs voisins échangistes, Mary et Paul (les personnages ont le même prénom que les acteurs, comme le monde est bien fait) décident d’ouvrir un commerce de pratiques sexuelles de toutes sortes, les plus extravagantes étant supposées être les plus lucratives (loi n°1 : ce qui est rare est cher, tout le monde le sait) … une petite annonce plus tard, les clients aux goûts très variés se succèdent dans l’appartement de Paul et Mary; y a de la demande. Dans un élan de générosité chrétienne, et aussi parce que Paul ne supporte pas ce que ces pervers touchent son épouse, le business du couple consiste ni plus ni moins à zigouiller les clients, avec une poêle à frire (la première victime sur la photo de la question), non sans les avoir soulagé par ailleurs … Toutes ces précautions n’empêcheront pas Mary de se trouver très réceptive à l’herbe mexicaine de Raoul (l’indice n°1, il a bon dos le joint !) … Car Raoul n’est pas uniquement dans le titre … Disons simplement pour finir, que le business ne peut s’encombrer de ces cadavres (loi n°2 : rien ne se perd, tout se transforme) … ça me rappelle le film des Yes Men hier soir sur Arte … vraiment très drôle …

Scalpaf
15
Quel film ?
3 pt.
2 pt.
1 pt.
Paris brûle-t-il ? imdb
de René Clément (1966)

Mrs Muir
16
Quel film ?
3 pt.
2 pt.
1 pt.
Notre agent à la Havane (Our Man in Havana) imdb
de Carol Reed (1959)

Lylah Clare
17
Quel film ?
3 pt.
2 pt.
1 pt.
L'enfer (L'inferno) imdb
de Francesco Bertolini, Adolfo Padovan et Giuseppe de Liguoro (1911)

L’Enfer (L’Inferno) est un blockbuster de 1911 – 3 ans de travail, 150 figurants – qui obtient un grand succès public. Et on peut dire qu’il est encore bien fringant à 98 ans. Le voir aujourd’hui est tout autant une plongée dans l’histoire du cinéma qu’une immersion dans un univers fantasmagorique hallucinant.
Le film propose une adaptation libre et une transposition visuelle d’un poème ténébreux de Dante. Il se présente sous la forme d’une narration linéaire qui suit Dante le héros (par opposition à Dante le poète) – visible sur l’indice 1 – dans ce qu’il advient de considérer comme des visions successives de l’Enfer. Cette structure narrative est parfois un peu lassante – la répétition du modèle narratif – et frustrante – l’histoire est davantage racontée (via les cartons) que montrée –, mais chaque tableau, - étape de la descente aux enfers – est l’occasion d’un trip hallucinatoire. On préfère se laisser emporter par cette démesure visuelle que d’en remarquer les ficelles, non pas par respect, mais par naïveté … pourquoi résister ?... Autant de visions surréalistes accentuées par un jeu de surimpressions très inspirées des techniques mises au point par Méliès (tel Bertrand de Born portant sa tête - la question), depuis la morbide et hypnotique ronde des défunts volants (Francesca de Rimini, l’indice 1), jusqu’à Lucifer dévorant ses victimes (l’indice 2). A croire que la démesure et l’horreur sont inscrits depuis toujours dans les gênes du cinéma italien …

Scalpaf
18
Quel réalisateur ?
3 pt.
2 pt.
1 pt.
Sidney Lumet imdb

Lylah Clare
à Kronos...